Skansen

Les fermes de Stockholm

 

Textes de Marie Debray

Dehors, la ville, calme et moderne.

Tu es dedans, la cite ne fait plus de bruit, c’est comme la campagne.

Ça y est ! Tu es passée, le temps s’arrête… Tu avances.

Femme, ton côté sauvage, ton écorce attendrie par les expériences.

La peau de l’homme.

Tu émerges ici, comme au premier jour. Il te faut essayer tes yeux pour accepter l’invitation à voir.

D’abord, retrouver quelques traces.

Et le passage se fait par la lumière.

La maison, personne.Tu es seule, tu peux t’abandonner, le temps se souvient...

Ils ont été là… Tu entends leurs sourires.

C’est comme une envie d’étreinte.

En attendant l’autre.

J’y vois des loups, l’homme accroche enfin son arme au-dessus de son sommeil.

Il est temps de se mettre à vivre.

Car la civilisation, c’est aussi accueillir celui qui arrive dans un instant.

Maintenant, tu peux sortir, hurler, courir en écoutant Bjork.Tu es libérée!